Punpun est un garçon de cinquième primaire comme les autres. Il vit au jour le jour sans se préoccuper du lendemain. Il va à l’école, il tombe amoureux, il joue avec ses copains et regarde parfois des vidéos pour adultes… et c’est en visionnant l’une d’elles, justement, que les enfants vont tomber sur les aveux d’un meurtrier affirmant avoir caché cadavres et trésors dans un entrepôt désaffecté. Il ne leur en faut évidemment pas plus pour décider d’aller explorer les lieux…

Nous allons ainsi suivre le quotidien de Punpun et son évolution dans un monde pas toujours facile, ses joies et ses peines, sa découverte de la sexualité et de l’amour. Son amoureuse, en l’occurrence, se prénomme Aiko. Et comme Punpun, ses larges sourires dissimulent parfois des angoisses et des blessures. Car non, Punpun n’a pas une famille modèle : son père est en prison à cause de violences conjugales, et c’est son oncle au chômage qui l’élève, tant bien que mal.

La puissance de ce manga, c’est son universalité et son intemporalité : si on ne l’a pas directement été, on a au moins connu un Punpun durant notre enfance. Le garçon et sa famille sont d’ailleurs représentés par des oiseaux, comme s’ils avaient été dessinés par un enfant. Ceci vient renforcer le processus d’identification au personnage, et le fait que Punpun est totalement fondu, parfois même quasi-invisible, dans la société. Une œuvre profonde à lire absolument !

Série en cours (tome 3 en mai 2012).

Si vous avez aimé, lisez aussi : Solanin chez Kana et Une Sacrée Mamie chez Delcourt.

par Maxime – BD-World Wavre