Imaginez que vous soyez né(e) dans un monde où chaque enfant naît doté d’un iris particulier qui lui permette de voir des choses habituellement invisibles (comme l’humeur des gens, leur futur métier ou encore les mensonges), mais que vous soyez dépourvu(e) de ce don. C’est le cas de Tôru Mizushima qui fait dès lors partie de ces enfants que l’on nomme les « Iris Zero ». Victime de toutes les brimades, physiques et psychologiques, Tôru décide en conséquence d’adopter un principe qu’il appelle « l’exposition minimale ». Cette règle de vie consiste à jouer profil bas en permanence afin de passer inaperçu et d’éviter un maximum d’ennuis. Les choses se compliquent pour lui lorsqu’il fait la connaissance de Koyuki Sasamori, une des filles les plus populaires et les plus appréciées de l’école. Petit à petit, Tôru va devoir déroger à sa règle d’exposition minimale afin d’aider et de protéger cette dernière. En effet, être privé d’iris ne fait pas pour autant de vous un imbécile ! L’esprit vif et le sens de déduction du jeune homme vont ainsi permettre de lever le voile sur plusieurs mystères qu’aucun iris n’est alors arrivé à résoudre.

Cette nouvelle série (4 tomes parus) fraîche et dynamique, illustrée d’un dessin tout en finesse, nous séduit par l’humanité de son héros, paria et tête de turc qui parvient progressivement à s’épanouir grâce à l’amitié de ses nouveaux amis. Au delà du divertissement des enquêtes, le récit vient intelligemment remettre en question la supériorité de cette nouvelle génération, à savoir que, dans un monde où les prétendus « losers » sont ceux qui ne possèdent pas d’iris, certains pouvoirs ne seraient-ils pas malgré tout des cadeaux empoisonnés ?

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par Caroline – BD-World Waterloo